Pourquoi les médecins français sont-ils en grève ? Quels impacts sur le système de soin ? pierre.reynaud, 12 janvier 202611 janvier 2026 FRANCE. En France, une grève des médecins libéraux est en cours du 5 au 15 janvier 2026, avec un point de cristallisation ce samedi 10 janvier à Paris, alors que l’hiver ajoute sa propre pression sur les hôpitaux. Le mouvement se nourrit d’un même nerf à découvert : la crainte d’un pilotage de plus en plus budgétaire de la médecine de ville, au moment même où l’accès aux soins reste inégal selon les territoires. Les agences régionales de santé multiplient les messages de prudence et d’orientation des patients, pour éviter l’embolie des urgences. À l’entrée des urgences, il y a toujours cette lumière froide qui ne ressemble à aucune heure du jour. En semaine ordinaire, elle accueille déjà trop de monde. En semaine de grève, elle devient un carrefour. Des patients qui auraient attendu leur médecin traitant (le médecin de suivi déclaré à l’Assurance maladie) viennent chercher une réponse immédiate, parfois faute d’alternative, parfois parce que l’angoisse ne sait pas patienter. Le geste médical, lui, ne disparaît pas. Il se déplace, il se recompose, il se tend. Dans les cabinets fermés ou ralentis, la grève est un silence organisé. À l’hôpital, elle s’entend comme une hausse de volume, un souffle qui s’accélère. Ce mouvement de janvier 2026 n’est pas la première alerte, mais il frappe par sa largeur et par son moment. Il surgit à la jonction de trois pressions. D’abord, une loi budgétaire, la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS, la loi annuelle qui fixe les grandes trajectoires de dépenses et de recettes de la Sécurité sociale). Ensuite, un paysage médical travaillé par les déserts, les inégalités territoriales, et la fatigue structurelle. Enfin, l’hiver, qui apporte ses épidémies et ses chutes, et rappelle au système de soin qu’il vit souvent au bord de sa capacité. Carte d’ensemble et problématisation Pourquoi des médecins font-ils grève, alors même qu’on les imagine indispensables, au sens strict, au fonctionnement du quotidien ? La question est moins morale que mécanique. Les médecins libéraux ne sont pas des salariés de l’État. Ils exercent en ville, dans un cadre conventionnel négocié avec l’Assurance maladie (la convention médicale). Leur grève n’est donc pas, en général, un arrêt de travail au sens classique. C’est plutôt une fermeture de cabinets, une réduction d’activité, une déprogrammation d’actes non urgents, parfois une grève dite administrative (ralentissement volontaire de tâches jugées envahissantes). Et, très vite, le débat glisse : on ne discute plus seulement d’un conflit social, mais du point où une profession estime que l’architecture du soin bascule. Le cœur de la dispute tient en une phrase : qui tient le gouvernail, la médecine ou le budget ? Les syndicats dénoncent un enchaînement de mesures qui, selon eux, contourne le dialogue conventionnel, accroît les contrôles et les sanctions, et permettrait, demain, d’ajuster les tarifs et les pratiques par décret plus que par négociation. Le gouvernement, lui, avance l’argument inverse : la dépense doit être maîtrisée, les abus réduits, la soutenabilité garantie, sans quoi le système se fragilise pour tous. La tension est d’autant plus vive que l’accès aux soins reste un sujet inflammable. L’État lui-même reconnaît l’ampleur du problème en parlant, à l’été 2025, d’environ 6,4 millions de personnes sans médecin traitant. Dans le même temps, la démographie médicale totale remonte légèrement. Au 1er janvier 2025, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) compte 237 200 médecins en activité en France, et note un retour à la hausse du nombre de généralistes. (Drees) Autrement dit, on peut avoir plus de médecins, et pourtant une sensation plus forte d’absence, parce que tout se joue dans la répartition, les modes d’exercice, l’âge, et la charge réelle. Le conflit de janvier 2026 se lit alors comme un révélateur. Il n’oppose pas seulement une profession à un ministère. Il oppose deux façons de penser la santé : comme pacte de confiance, ou comme variable de pilotage. Acteurs et intérêts Qui fait grève, exactement ? Le noyau dur du mouvement est la médecine libérale, c’est-à-dire les praticiens de ville et une partie des spécialistes, mais la grève agrège plusieurs générations et plusieurs segments. Les grands syndicats représentatifs sont de la partie, ce qui est rare dans une profession souvent fragmentée : MG France, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), Avenir Spé – Le Bloc, la Fédération des médecins de France (FMF), le Syndicat des médecins libéraux (SML), l’Union française pour une médecine libre – Syndicat (UFML-S). (Le Monde.fr) Des internes et des étudiants sont également mobilisés, signe que l’inquiétude ne concerne pas seulement la fin de carrière, mais l’idée même du métier à venir. (Société Française de Médecine d’Urgence) Côté État, plusieurs étages interviennent. Le ministère porte la ligne politique. L’Assurance maladie, via sa caisse nationale (CNAM, Caisse nationale de l’assurance maladie), est au cœur du système conventionnel et du suivi de l’activité. Les agences régionales de santé (ARS) gèrent l’aval, la continuité des soins, l’information au public. En période de grève, elles rappellent les circuits. En Pays de la Loire, comme ailleurs, le message est clair : ne pas saturer les urgences, appeler les bons numéros, chercher d’abord une réponse adaptée. (Santé.fr) L’hôpital, lui, devient la scène involontaire où se mesure le choc. Et le privé lucratif, à travers la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), peut amplifier la déprogrammation : une dépêche relayée par la Société française de médecine d’urgence (SFMU) évoque l’annonce d’une fermeture massive des blocs opératoires des cliniques sur trois jours, avec une chute annoncée de 95 % de l’activité chirurgicale commerciale sur la période. (Société Française de Médecine d’Urgence) Là, l’impact n’est plus symbolique. Il devient organisationnel. Enfin, il y a le public, qui n’est pas un simple spectateur. Les patients sont les premiers affectés, mais aussi les arbitres politiques indirects. Car la question de la grève médicale touche immédiatement une corde sensible : la santé n’est pas un service comme un autre, et chaque rendez-vous annulé devient une histoire, parfois une colère, parfois une peur. Mécanismes et contraintes Pour comprendre ce qui met le feu, il faut regarder le moteur : la LFSS et l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM, l’enveloppe de dépenses pilotée chaque année). En 2026, l’ONDAM est annoncé autour de 271,3 milliards d’euros, avec une progression de 3,1 %. (Assemblée Nationale) Sur le papier, ce sont des nombres massifs. Dans la réalité, ce sont des contraintes. Car une hausse de quelques pourcents doit absorber à la fois l’inflation médicale, le vieillissement, l’innovation thérapeutique, les revalorisations salariales, les besoins territoriaux, et l’onde longue des crises passées. C’est dans ce cadre que certaines mesures deviennent explosives, non pas parce qu’elles existent, mais parce qu’elles changent le rapport entre médecins et payeur. La LFSS 2026 prévoit, par exemple, un renforcement du contrôle des arrêts de travail, notamment l’obligation de faire figurer des motifs à des fins de contrôle, à compter du 1er septembre 2026. (vie-publique.fr) On touche ici à un geste quotidien, à la frontière entre soin, travail, et justice sociale. Le gouvernement insiste sur la lutte contre les abus et la maîtrise des dépenses. Les médecins y voient un déplacement de leur rôle, du soin vers la justification permanente, avec le risque d’une médecine défensive, où l’ordonnance et l’arrêt deviennent des documents à risque. Autre point sensible : le secteur dit 3 (médecins non conventionnés, c’est-à-dire hors accord avec l’Assurance maladie sur les tarifs). À partir du 1er janvier 2027, la LFSS prévoit que les actes et prescriptions des médecins non conventionnés ne seraient plus remboursés par l’Assurance maladie, alors que, jusqu’ici, les prescriptions pouvaient l’être même si la consultation l’était très peu. (France Assos Santé) Là encore, l’intention affichée est de renforcer l’incitation à rester dans le cadre conventionnel. Mais l’effet psychologique est clair : le payeur rappelle qu’il peut, en dernière instance, redessiner les frontières. Au-dessus de ces mesures, il y a un sentiment plus diffus, mais décisif : celui d’un contournement des négociations. Les médecins libéraux vivent historiquement dans une dialectique avec l’Assurance maladie, faite de conventions, de tarifs, d’avenants, de compromis. Si la loi budgétaire devient le lieu où l’on fixe des contraintes opérationnelles directes, la convention perd son rôle d’amortisseur. C’est précisément ce que nombre de syndicats dénoncent depuis l’automne 2025, et ce qui alimente la grève de janvier 2026. (Le Monde.fr) Reste une question concrète : la puissance publique peut-elle contraindre une grève médicale ? Elle dispose d’un outil, la réquisition, qui peut être décidée notamment par l’autorité préfectorale dans certaines circonstances. Un article de RTL rappelle qu’un refus de déférer à une réquisition peut exposer à une amende, et renvoie à l’article L4163-7 du Code de la santé publique. (www.rtl.fr) Mais la réquisition, dans un système de confiance, est une arme lourde. L’utiliser trop vite, c’est admettre que l’on n’a plus d’autre langue commune que l’ordre. Enfin, il faut regarder la toile de fond territoriale, car elle explique pourquoi la grève “prend”. Les densités médicales varient fortement. L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), à partir de données DREES et de populations INSEE, montre des écarts régionaux marqués pour les médecins, généralistes compris. (Insee) La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) rappelle par ailleurs qu’environ 124 265 médecins ont un exercice libéral, avec une densité moyenne de 182 médecins libéraux pour 100 000 habitants au 1er janvier 2024, mais derrière cette moyenne se cache une géographie heurtée. (carmf.fr) Et l’État a lui-même identifié 151 zones prioritaires dans son pacte contre les déserts médicaux, signe que le diagnostic d’inégalité est désormais officiel. (Ministère de la Santé) Trois futurs plausibles Premier futur, le compromis rapide : le mouvement retombe après quelques concessions ciblées. Hypothèse centrale : le gouvernement accepte d’amender certains dispositifs d’application, de clarifier le périmètre des contrôles, de rouvrir une séquence conventionnelle plus lisible, et de donner des gages sur l’absence de sanctions automatiques. Sensibilité : ce scénario dépend fortement de la température des urgences. Si l’hôpital tient, l’exécutif peut temporiser. Si l’hôpital craque, l’exécutif doit choisir entre céder et réquisitionner, deux gestes politiquement coûteux. Deuxième futur, le bras de fer étiré : la grève se termine, mais la conflictualité devient chronique, par vagues. Hypothèse centrale : aucune des deux parties n’obtient de victoire nette, et le système s’installe dans une alternance de restrictions budgétaires et de mobilisations professionnelles. Les médecins libéraux, surtout dans les spécialités, multiplient les journées de fermeture, les déprogrammations, les refus de tâches périphériques. Sensibilité : ce scénario est très dépendant de la confiance des jeunes médecins. Si internes et étudiants se convainquent que la médecine libérale est un espace de plus en plus contraint, ils s’orienteront davantage vers le salariat ou vers des formes hybrides, accentuant la transformation du paysage. Troisième futur, la rupture silencieuse : la grève n’est que le signe avant-coureur d’un basculement plus profond, où la médecine de ville se privatise davantage dans ses pratiques, non forcément par idéologie, mais par protection. Hypothèse centrale : montée des dépassements, développement du non conventionné, segmentation accrue entre territoires attractifs et territoires en souffrance, accélération des solutions de type centres de soins, cabinets solidaires, délégation de tâches, téléconsultations encadrées. Sensibilité : ce scénario dépend d’un facteur budgétaire brut, l’ONDAM, et d’un facteur social, l’acceptabilité par les patients d’une médecine plus inégale. Si l’on accepte, faute de mieux, de payer davantage pour être vu plus vite, le système se recomposera sans vote solennel, par simple addition de choix individuels. Ce qui tranchera Indicateur 1, l’ampleur réelle de la baisse d’activité en ville. Les premières estimations évoquent une baisse de 15 % chez les généralistes et de 6 % chez les spécialistes dès le premier jour, chiffres attribués à l’Assurance maladie et repris publiquement. (Le Monde.fr) Si ces baisses s’amplifient sur la durée, l’effet sur l’aval hospitalier devient mécanique. Indicateur 2, la tension des urgences, mesurée en passages et en temps d’attente. À Saint-Antoine, à Paris, la ministre a évoqué une hausse de fréquentation de l’ordre de 40 %, avec un ordre de grandeur de 240 passages en vingt-quatre heures contre 180 en moyenne. (egora.fr) Le chiffre compte moins que sa dynamique : si l’augmentation devient générale, l’hôpital n’absorbe plus, il déborde. Indicateur 3, le niveau de déprogrammation chirurgicale dans le privé. L’annonce d’une fermeture quasi généralisée des blocs opératoires des cliniques sur trois jours, avec 95 % d’activité supprimée, signale un potentiel de choc très supérieur à la fermeture d’un cabinet isolé. (Société Française de Médecine d’Urgence) C’est un indicateur de capacité de nuisance, mais aussi de capacité d’alerte. Indicateur 4, la trajectoire budgétaire réelle de la santé. L’ONDAM 2026, autour de 271,3 milliards d’euros et +3,1 %, donne une borne. (Assemblée Nationale) Mais ce qui tranchera, ce sera la crédibilité des économies annoncées, et la façon dont elles se traduisent dans les actes : contrôles, baisses de tarifs, restrictions, ou réorganisations structurantes. Indicateur 5, l’accès au médecin traitant. Le fait que l’État parle de 6,4 millions de personnes sans médecin traitant n’est pas qu’un constat, c’est un risque politique. Si ce chiffre stagne ou augmente, chaque conflit avec les médecins devient une affaire nationale, car il touche une expérience déjà douloureuse. Indicateur 6, les effets territoriaux mesurables. Les écarts régionaux de densité médicale existent et structurent le ressenti collectif : certaines régions cumulent rareté, éloignement, vieillissement. (Insee) Si les dispositifs publics, comme les zones prioritaires et les cabinets solidaires annoncés dans le pacte contre les déserts médicaux, n’améliorent pas concrètement l’offre, la conflictualité sera alimentée par la géographie elle-même. (Ministère de la Santé) Indicateur 7, la ligne rouge de la coercition. L’usage, même rare, de la réquisition, et la manière dont il est perçu, feront basculer le conflit soit vers un apaisement encadré, soit vers une fracture de confiance. (www.rtl.fr) Car une réquisition peut résoudre une journée, mais elle peut aussi abîmer une décennie. Conclusion La grève des médecins de janvier 2026 dit quelque chose de simple et de vertigineux : un système de santé n’est pas seulement une addition d’actes, de tarifs et de lois. C’est un pacte d’attention entre des professionnels et une société, pacte financé, certes, mais d’abord vécu. Quand les médecins ferment leurs portes, ils ne veulent pas seulement peser sur un texte. Ils veulent rappeler que la médecine, pour fonctionner, a besoin d’une part d’autonomie, de confiance, et de temps humain. Mais l’autre vérité est tout aussi nette : une solidarité nationale ne peut pas se gouverner sans chiffres, et un budget ne peut pas se payer avec des intentions. La question n’est donc pas de choisir entre la blouse et la calculette. La question est de savoir si la France peut retrouver une manière adulte de les faire parler ensemble, sans que l’une humilie l’autre. Si elle échoue, la médecine ne s’arrêtera pas. Elle changera de forme. Et, comme toujours, ce sont les plus fragiles qui sentiront d’abord la nouvelle géographie du soin. SOURCES Santé.fr, « Grève des médecins libéraux du 5 au 15 janvier 2026 : conseils à la population », https://www.sante.fr/actualites/greve-des-medecins-liberaux-du-5-au-15-janvier-2026-conseils-la-population-1 , consulté le 10/01/2026 Le Monde (avec AFP), « Mobilisation des médecins libéraux : aux racines de la colère », https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/08/mobilisation-des-medecins-liberaux-aux-racines-de-la-colere_6660947_3224.html , consulté le 10/01/2026 Le Monde (avec AFP), « La grève des médecins libéraux s’annonce “excessivement suivie”, le gouvernement prévient que des “réquisitions” sont possibles », https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/05/les-medecins-liberaux-en-greve-pour-une-dizaine-de-jours-des-requisitions-sont-possibles-previent-la-ministre-de-la-sante_6660512_3225.html , consulté le 10/01/2026 RTL, « Comment fonctionne la réquisition des médecins libéraux en grève par le gouvernement », https://www.rtl.fr/actu/sante/comment-fonctionne-la-requisition-des-medecins-liberaux-en-greve-par-le-gouvernement-7900586195 , consulté le 10/01/2026 Vie-publique, « Loi de financement de la sécurité sociale 2026 », https://www.vie-publique.fr/loi/300445-loi-de-financement-de-la-securite-sociale-2026-retraites-lfss , consulté le 10/01/2026 Légifrance, « Loi n° 2025-1270 du 23 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 », https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT0000000000000 , consulté le 10/01/2026 Banque des Territoires, « Médecins libéraux : début d’une grève de dix jours prévue pour aller crescendo », https://www.banquedesterritoires.fr/medecins-liberaux-debut-dune-greve-de-dix-jours-prevue-pour-aller-crescendo , consulté le 10/01/2026 DREES, « Démographie des professionnels de santé au 1er janvier 2025 (communiqué) », https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse/250728_CP-demographie-des-professionnels-de-sante , consulté le 10/01/2026 DREES, « 237 200 médecins sont en activité en France au 1er janvier 2025 (jeu de données) », https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/jeux-de-donnees/250728-DATA-demographie-des-medecins , consulté le 10/01/2026 Ministère de la Santé, « 6,4 millions de Français n’ont pas de médecin traitant : comment l’État s’organise », https://sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/6-4-millions-de-francais-n-ont-pas-de-medecin-traitant-comment-l-etat , consulté le 10/01/2026 INSEE, « Professionnels de santé au 1er janvier 2025 : comparaisons régionales », https://www.insee.fr/fr/statistiques/2012677 , consulté le 10/01/2026 Ministère de la Santé, « Pacte de lutte contre les déserts médicaux : 151 zones prioritaires identifiées », https://sante.gouv.fr/grands-dossiers/un-meilleur-acces-aux-soins-pour-tous-sur-le-territoire/article/pacte-de-lutte-contre-les-deserts-medicaux-151-zones-prioritaires-identifiees , consulté le 10/01/2026 France Assos Santé, « Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026 : quels changements pour les usagers ? », https://www.france-assos-sante.org/actualite/loi-de-financement-de-la-securite-sociale-lfss-2026-quels-changements-pour-les-usagers/ , consulté le 10/01/2026 SFMU (APMnews), « Grève des libéraux : fermeture de l’ensemble des blocs opératoires des cliniques du 12 au 14 janvier », https://www.sfmu.org/fr/actualites/actualites-de-l-urgences/greve-des-liberaux-lamine-gharbi-promet-une-fermeture-de-l-ensemble-des-blocs-operatoires-des-cliniques-du-12-au-14-janvier/new_id/70825 , consulté le 10/01/2026 Partager : Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook J’aime ça :J’aime Chargement… Similaire Finances publiques France